15.03.2006
Le Stress
On dit beaucoup de choses à propos du stress ; mais qu’est-ce que c’est au juste ?
Le stress est une réaction normale de l’organisme. Il permet de faire face à certains événements imprévus ou de s’adapter à des changements importants.
Même s’il peut être lié à des maladies qui apparaissent lorsque notre organisme n’arrive plus à faire face à des tensions permanentes et répétitives, le stress ne crée à lui seul aucune pathologie. Il va plutôt être à l’origine de l’évolution de certaines affections préexistantes.
Le stress se développe en trois phases :
1. La phase d’alarme
Lorsque nous recevons un stimulus « stressant », notre rythme cardiaque augmente, notre tonus musculaire et notre taux de sucre dans le sang ont tendance à s’effondrer. Alors notre organisme va tout faire pour s’y adapter.
Pour cela, notre système nerveux envoie un message à notre hypothalamus qui, en agissant sur nos glandes médullosurrénales, libère une hormone appelée adrénaline. Tour ça pour fournir à notre organisme l’énergie dont il a besoin afin d’augmenter notre rythme cardiaque, donc notre débit sanguin, et de mieux oxygéner nos muscles et nos tissus, pour faciliter la libération de sucres et de graisses par notre foie...
A ce stade, notre mémoire et notre capacité de réflexion sont améliorées.
Quelle que soit la nature du stimulus, la réponse biologique de notre organisme est invariablement la même.
2. La phase de résistance
Si le stimulus persiste, nous passons à la phase de résistance. Notre organisme se mobilise pour tenter de capitaliser d’autres ressources afin de trouver un nouvel équilibre.
Il se met à secréter d’autres hormones : l’endorphine aux vertus apaisantes, le cortisol, la dopamine, la sérotonine et enfin des hormones sexuelles.
À ce stade, le stress est considéré, d’un point de vue biologique, comme un agent stimulant bénéfique pour l’organisme, qui lui permet de réagir pour survivre à des situations pouvant le mettre en danger.
3. La phase d’épuisement
Elle survient lorsque notre résistance au stress persiste dans le temps.
Nos sécrétions hormonales deviennent trop abondantes et notre corps envoie des signaux pour faire cesser le processus.
Attention aux réactions de notre organisme si nous n’y prenons pas gare !
Pour info !
Près de 500.000 Français consulteraient chaque année pour des raisons liées au stress, y compris dans les services hospitaliers.
Et 18.000.000 consomment des neuroleptiques, des antidépresseurs ou des anxiolytiques.
Les spécialistes estiment que 75 à 90 % des visites chez les médecins généralistes sont motivés par des maux et des circonstances liées d’une façon ou d’une autre au stress.
Selon une enquête Ifop/Kaizen réalisée en 2003, 61 % des Français affirment que les conditions psychologiques au travail se sont détériorées et plus d’un salarié sur trois juge que son activité nuit à sa santé morale ou physique.
Et selon l’Agence européenne pour la sécurité et la santé au travail, 44.000.000 d’européens souffriraient d’un excès de stress.
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